L'histiocytose

 

Comme d’autres races, le Bouvier Bernois est sujet au cancer dont "l’histiocytose".

Si on se réfère aux statistiques, la moyenne de vie d’un Bernois est de 8 à 10 ans comme pour la plupart des grandes races. Néanmoins, les causes de décès ne sont pas systématiquement dues à cette maladie, (ce peut être  une torsion d’estomac, un pb cardiaque en relation à  un surpoids, une maladie transmise par les tiques  etc…) ou tout simplement la vieillesse mais heureusement, il n’est pas rare de trouver des Bernois dépassant les 10 ans....

Lorsqu'on parle de maladie et de Bouvier Bernois, ce mot "histiocytose"vient souvent aux lèvres et il fait peur...  car il est synonyme de cancer.

mais qu'est ce que l'histiocytose ? y a t'il plusieurs formes ? le bouvier bernois peut il lui seul être atteint ? des recherches sur la maladie sont elles effectuées ?
 

Nous allons  essayer d'y voir un peu plus clair

Nos compagnons sont comme nous des êtres vivants et sont donc susceptibles de développer des maladies que l'on ne peut pas toujours contrôler. Il en est de même pour nous les humains, un membre de notre famille peut développer une maladie grave alors que les collatéraux ou descendants ne la développeront pas forcement. Cette maladie n'est pas spécifique au Bouviers Bernois mais existe aussi chez le Boxer, le rottweiller et bien d'autres races...

Quelles sont les formes d'histiocytose chez le Bouviers Bernois

Nos Bouviers Bernois peuvent développer plusieurs maladies histiocytaires :

 l’histiocytome cutané : Il s'agit de présence de nodule sur la peau de jeunes chiens, sans prédisposition

de race, c'est une tumeur bénigne qui régresse le plus souvent spontanément.

 

l’histiocytose réactionnelle : c'est une atteinte de la peau, de l’oeil, avec de fortes réactions

inflammatoires correspondant à une dérégulation du système immunitaire.

 

l’histiocytose maligne ou sarcome histiocytaire.

C’est un cancer des histiocytes, cellules responsables de fonctions immunitaires,

présentes dans les ganglions et de nombreux organes internes. La tumeur

(le sarcome) se repartit rapidement dans ces organes et l’issue est fatale sans traitement efficace à ce jour.

Ces deux dernières formes de maladies sont les plus sérieuses  chez nos Bouviers Bernois.

 

Comme d’autres races, le Bouvier Bernois peut être  sujet à différents autres cancers

(mastocytomes, lymphomes, ostéosarcomes, mélanomes...).

Comment diagnostiquer une Histiocytose maligne?

Il n’y a pas de symptôme spécifique, en dehors d’une perte de poids, fatigue, anorexie, avec parfois de la fièvre, de la toux, et les muqueuses pâles. Si vous suspectez cette maladie chez votre chien, contactez votre vétérinaire qui vous proposera des examens complémentaires. A ce jour le seul diagnostic de certitude est une analyse histologique (prélèvements de la tumeur sur formol, envoyés au laboratoire habituel de votre vétérinaire).

A quoi est dû ce cancer? Pourquoi est-il aussi fréquent?

Ce cancer malheureusement se développe tardivement souvent après que le chien ait reproduit. Actuellement toutes les lignées peuvent être touchées. La transmission est complexe : le développement de ce cancer fait intervenir plusieurs gènes altérés et probablement l’environnement du chien. A ce jour la prédiction du statut des chiots est impossible même si l’on connaît celui des parents.

Les recherches sur cette maladie

L’objectif est de déterminer les gènes impliqués dans la maladie afin de :

● mieux comprendre la progression de la tumeur

● développer des tests génétiques de diagnostic et de dépistage

Ainsi, pouvoir évaluer le risque d’un chien de développer la maladie permettra de diminuer sa fréquence, de dépister les reproducteurs et de mieux gérer les accouplements. Il n’est pas question d’éradiquer ou de stériliser, ce qui risquerait de diminuer encore la diversité génétique globale de la race,mais d’utiliser les tests comme une aide à la sélection.

Les sarcomes histiocytaires existent aussi chez l’homme ; très peu de connaissances sont acquises sur la génétique de ces cancers rares. Les gènes identifiés chez le chien pourront aussi aider à trouver les causes génétiques et les mécanismes impliqués chez l’homme et concourir au développement de thérapies pour le chien et l’homme.

En tant qu'éleveurs, lorsqu'un de nos bébés nous quitte prématurément de cette maladie, le chagrin est immense et la peine profonde, on a envie de tout arrêter... afin qu'un tel chagrin ne se renouvelle pas, pour nous bien sur mais surtout pour les propriétaires .........mais chez nous les humains le problème est le même ; qui dans sa famille n'a pas eu de proche atteint d'un cancer ? malgré cette maladie et ce chagrin nous décidons quand même d'avoir des enfants et de nous "reproduire" la vie doit prendre le dessus .....

Il en est de même pour nos bernois, certains partent on ne sait pourquoi, et les collatéraux restent......

Sur une même portée, un sujet est parti à 2 ans , son frère à 13 ans....

Il faut donc  continuer de "faire reproduire" afin de ne pas éteindre la race, mais tout en restant vigilants...

Seuls les progrès de la science pourront nous permettre de trouver la vraie solution...........

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